Présidentielle française : un espoir pour l’Europe ?

L’effort que les deux derniers présidents de droite n’auront pas été capables de réaliser en 17 ans de mandat, à savoir une politique de grands projets européens en vue de souder les pays membres, un président de gauche saura-t-il lui donner un nouveau souffle ? Ce serait pour le plus grand bien de notre continent.

Contrairement aux pronostics d’économistes de droite largement incompétents pour comprendre les ressorts des marchés financiers, l’élection de François Hollande a été favorablement saluée par la Bourse, avec un indice CAC 40 en hausse de 1,60% lundi 7 mai. L’arrivée au pouvoir de ce nouveau président provoque en fait le frémissement d’un espoir de changement, d’une autre politique plus cohérente et plus lisible, tant pour la France que pour l’Europe ; alors que la construction européenne s’est révélée largement hors des préoccupations tant de M. Chirac que de M. Sarkozy – sauf pour ce dernier à emboiter le pas à Mme Merkel pour diviser l’Union et enfoncer les pays du Sud dans la crise – M. Hollande propose lui, au niveau de l’Union européenne, un véritable projet de développement collectif, notamment sur le plan énergétique. L’effort que les deux derniers présidents de droite n’auront pas été capables de réaliser en 17 ans de mandat, à savoir une politique de grands projets européens en vue de souder les pays membres, peut-être un président de gauche saura-t-il lui redonner un nouveau souffle, pour le plus grand bien de notre Continent …

Banque centrale européenne : de l’urgence de la mettre enfin au service de l’Europe

Ainsi que nous le rabâchons depuis des années, à la faveur de la crise financière, nous avons pu constater -et ce dès la fin 2007- que la Banque centrale européenne était au service exclusif du secteur bancaire, lui fournissant depuis maintenant près de cinq ans des milliers de milliards d’euros, sous forme « d’open bar financier » permanent et illimité.

Lire la suite sur le site de la Tribune